Ghost

Publié le par Barbabulle

 

Parce qu'en allant jusqu'aux limites de l'anéantissement, Elle va dans une drôle de rencontre : celle avec Elle-même. Elle avance, Elle creuse jusqu'aux racines, jusqu'aux sources enfouies sous le désert des interdits déposés par l'enfance et les couches sédimentées des raisonnements ressassés.

Il faut sûrement toucher le fond de la piscine pour donner l'ultime coup de talon qui fera remonter à la surface.

Accepter d'en passer par un monde devenu marécage, où tout acte et toute pensée lui pèsent et l'entraînent dans des bas-fonds, là où ce à quoi Elle pourrait se raccrocher se décompose.

Quand la lassitude extrême envahit, tout devient effort. Elle s'use et se désabuse de cette difficulté à s'incarner, se réaccorder, parvenir à Elle-même.

Dans ces moments assaillis par le doute, Elle ne sait que recourir à l'Autre : nette, sèche et droite, planant au-dessus des tracas du coeur et du corps, à l'abri car quelque part dématérialisée. Et Elle se laisse aller aux chants de la sirène envoûtante, soulagée qu'un fantôme de vie vaille mieux qu'une vie râtée. Puis la conscience ressurgit sur l'abomination de ce leurre, de cet enfer de glace et Elle pleure ...

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Publié dans Elle et l'Autre

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M
tellement bien écrit, tellement poignant, ça touche au plus profond...<br /> gros bisous et bon courage ma belle
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M
Ils sont beaux tes mots et l'image si vraie même si être à l'état d'âme n'est pas effrayant mais au contraire une belle leçon d'amour. Tu sais Barbabulle des fois quand je lis tes mots tout m'empoigne parce qu'au fond tes mots sont si forts en moi encore après l'ambulance, et tout ça, le marécage et oui parce que aussi j'ai l'impression depuis longtemps maintenant d'être embourbée jusqu'au genoux dans un marécage et la rive pas loin qui nargue, les pieds bougent mais s'enfonçent doucement. Je ne te vole pas tes images c'est juste qu'elles sont en moi aussi. Ca me perturbe de lire ça et de te le dire, juste envie de pleurer parce que simplement les hasards n'existent pas et tu me tiens la main, autant j'espère, un peu, que moi et puis tes calins me parviennent fort et me font des sensations de chaleur. Alors voilà je suis un peu longue comme à chaque fois que les mots deviennent forts.
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E
Dur à lire...Pourtant c'est ta réalité....Mais n'aurais-tu pas qqs doigts de fée pour la dessiner autre cette réalité???Croire à une étincelle possible de bonheur...Tant de perte vers l'extrême, de lutte contre le décharnement corporel....Alors que tu es pleine de douceur.....reçois toutes mes pensées.....
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 Kikou ma Barbabulle... Allez, courage! Pleure si ça peut te faire du bien, crie et tape un oreiller si ça peut te soulager... Mais surtout, pense qu'on est avec toi et qu'on te soutient! Je te l'assure, tu y arriveras à la vaincre cette Autre qui te ronge.. Je pense très fort à toi ma belle! Gros bisous tout doux...
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