Un soir sur la Terre

Publié le par Barbabulle

 

 

Elle a ouvert la porte du frigo, et puis celle des placards.
Planche à découper, couteau, ça touille, ça mélange, ça tambouille. Assaisonne, épice et retouille ... C'est Elle qui l'a fait, et oui ... !

Deuxième acte, Elle quitte la cuisine, dépose l'assiette, les couverts, l'eau et le verre sur la table. C'est joli là-dedans, plein de couleurs, ça sent bon même et ça fume le chaud qui fera du bien aux petits doigts que les frimas d'automne font déjà bleuir.

Intermède : le silence, le regard fixe.

Fourchette en main, Elle fait des tas dans un ordre qu'Elle même ne comprend pas toujours. Fourchette en main, Elle remplit le temps et touille le vent. Elle ose vers la bouche, hummmm, c'est bon pour P'tit Corps, hummmm, Elle se dit que tout de même Elle se débrouille les casseroles en main pour marier et associer.

Et bang, v'là l'Autre, la fourchette trébuchante dans l'assiette. Stop ... Elle pleure, Elle a mal, Elle veut hurler. Elle préfèrerait se la planter dans la cuisse cette fourchette et s'arracher les chairs avec.

Et merde ...

 

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Publié dans Elle et l'Autre

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E
Oui surtout ne pas te décourager....même si c'est de l'ordre de la Lutte, il faut continuer......<br /> Et puis si tu décidais d'arrêter de l'appeler "Ptit corps", de l'infantiliser, peut être qu'il déciderait de grandir aussi, lui, ce corps qui souffre.....Courage ma douce.....
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A
Il faut souvent remettre cent fois le travail sur le métier. Même si tu te tiques les doigts avec les aiguilles. L'important est là. D'avoir voulu, pu cuisiner et manger un peu. Une douce violence. Puissante. Aussi intense quelques fois que celle dans l'autre sens. Surtout, surtout ne pas te décourager maintenant. Ces victoires là la maladie ne les méritent pas. Se sont des pièges dont elle se délecte. Mais précisement, là, ne lui concède rien. Et recommence.TC
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A
Oh ma bulle chérie...<br /> Je te prête ma grande poubelle pour y jeter les méchantes voix qui t\\\'empêchent d'aller jusqu''au bout de la fourchette...<br /> Je pense fort à toi
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A
Oh ma bulle chérie...<br /> Je te prête ma grande poubelle pour y jeter les méchantes voix qui t'empêchent d'aller jusqu'au bout de la fourchette...<br /> Je pense fort à toi
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E
Et merde oui, merde à l'Autre!... Que dire d'autre à cette Autre? Mais si elle gueule encore c'est peut-être qu'elle a encore des choses à dire, y a sûrement encore des choses à comprendre...Oui c'est dur, c'est long et c'est injuste. Mais si elle l'a fermée tout le temps de la préparation du repas c'est qu'il y a peut-être un début de trève! Et chapeau à Elle qui arrive à tambouiller dans ce dur contexte. Ne pas arrêter la tambouille, l'air de rien, l'Autre se prend les frissonouillis, les zolis couleurs et les humhummage....hummmm!!!!!
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