Queue de poisson

La maladie peut prendre plusieurs formes ... Les bobos physiques sont relativement faciles à soigner. La tâche est bien plus difficile pour celles de ces maladies qui enveniment le coeur, ces dépendances secrètes qui rongent l'âme, et ces Autres dont on a tellement de mal à confesser qu'elles altèrent le jugement.
Afin d'y survivre, il faut sûrement la bonne personne qui pourra l'aider à guérir. L'ennui est qu'Elle ne peut pas prédire qui est cette personne et quand Elle se présentera.
Armada de docteurs de la carcasse, de médecins du ciboulot ~ ceux qui ont la boîte de Kleenex en self-service. Les ami(e)s au regard doux et/ou énergique lorsqu'il le faut. Lui lorsqu'il était à ses côtés, et malgré tout ce qu'il a pu lui reprocher, l'a aidée et portée vers le haut : pas à pas, Elle a progressé, des pas pour Elle malheureusement souvent invisibles à ses yeux à Lui.
Le déclic, pas encore, et pourtant Elle n'est plus dans le déni ...
Et Elle ne pourra s'en sortir que si Elle le désire , et ce quel que soit le sauveur qui se présentera à Elle ... Et voilà le problème : Elle n'est pas si sûre de vouloir se séparer de l'Autre. C'est le seul moyen qu'Elle ait trouvé de dire qu'Elle voulait être aimée, tellement aimée, tellement écoutée. Guérir pour se fondre dans la masse et ne plus "utiliser" la maladie comme appel à l'aide ???
Queue de poisson, tourne en rond ...