Queue de poisson

Publié le par Barbabulle

 

La maladie peut prendre plusieurs formes ... Les bobos physiques sont relativement faciles à soigner. La tâche est bien plus difficile pour celles de ces maladies qui enveniment le coeur, ces dépendances secrètes qui rongent l'âme, et ces Autres dont on a tellement de mal à confesser qu'elles altèrent le jugement.

Afin d'y survivre, il faut sûrement la bonne personne qui pourra l'aider à guérir. L'ennui est qu'Elle ne peut pas prédire qui est cette personne et quand Elle se présentera.

Armada de docteurs de la carcasse, de médecins du ciboulot ~ ceux qui ont la boîte de Kleenex en self-service. Les ami(e)s au regard doux et/ou énergique lorsqu'il le faut. Lui lorsqu'il était à ses côtés, et malgré tout ce qu'il a pu lui reprocher, l'a aidée et portée vers le haut : pas à pas, Elle a progressé, des pas pour Elle malheureusement souvent invisibles à ses yeux à Lui.

Le déclic, pas encore, et pourtant Elle n'est plus dans le déni ...

Et Elle ne pourra s'en sortir que si Elle le désire , et ce quel que soit le sauveur qui se présentera à Elle ... Et voilà le problème : Elle n'est pas si sûre de vouloir se séparer de l'Autre. C'est le seul moyen qu'Elle ait trouvé de dire qu'Elle voulait être aimée, tellement aimée, tellement écoutée. Guérir pour se fondre dans la masse et ne plus "utiliser" la maladie comme appel à l'aide ???

Queue de poisson, tourne en rond ...

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Publié dans Elle et l'Autre

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C
une fois de plus, me retrouver dans tes mots, exactement... Même lui n'est pas le déclic, seulement mon ange gardien. Le seul qui sache la faire taire de temps en temps... Mais je te le souhaite ce déclic, du fond du coeur.marcher main dans la main sur cette même route et continuer jusqu'au jour où...je t'embrasse fort.
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L
Ma Barbabulle, tu n'es déjà plus dans le déni et c'est beaucoup je trouve. C'est beaucoup parce que même si tu n'as pas encore eu le déclic, tu commences à haïr la maladie, à la haïr plus que la satisfaction éphémère qu'elle t'apporte.<br /> Les autres peuvent t'aider, sont prêts à te tendre la main mais la décision finale t'appartient. <br /> Bisous tout doux,<br /> Lisanka<br />  
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M
toi seule à le pouvoir de tout changer, ou pas...<br /> les autres peuvent être une aide, ms c nous qui vivons la maladie, on est donc vrt les seules qui pouvont dire "stop"...<br /> gros bisous
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B
Oui et en même temps vouloir n'est pas suffire, pffff compliqué !
M
Tu es transparente et tu te laisse transperçer par le froid du vent, par l'accalmie et à nouveau par les fausses promesses. Tu te ment à toi même lorsque tu affirme que seule tu peux t'en sortir car tu ne le peux pas. Il est des temps où l'on doit renoncer, non à la vie mais à la réponse que l'on recherche tant et à ce regard celui qui vous transperçe et vous laisse pantois, affaibli, à terre. Aujourd'hui tu vois je suis en colère, en colère contre tous, en colère contre moi et le monde. Hier j'ai reçu une grosse dose d'amour et après une sorte d'euphorie bien mal placée je me suis retrouvée anéantie et face à ma douleur nue et sans concession, faite de bassesse et de cette force si étrange. Pourquoi je te raconte ma vie? pas très intéressant je le concède mais juste parce que le renoncement est tellement paisible, renoncer et s'effacer, que rien ne peut ternir cette image de l'absolue, juste s'en aller. Pardon de cette note mais je te la laisse quand même parce que c'est ce que j'ai envie de te donner aujourd'hui. Pourquoi je ne sais pas, peut être toi le comprendras tu ?
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B
J'ai compris oui Mandoue : renoncer pour avancer ...
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 hélas ma barbabulle, tu auras beau être entourée par des amis ou des gens qui t'aime, tu resteras toujours seule face à ta maladie ou ta douleur. C'est d'ailleurs pour ça qu'il n'appartient qu'à toi de guérir. Et ce n'est pas impossible...
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B
J'ai les réponses, mais pas le bon ordre ...