De la difficulté à accepter de l'aide

Non, Elle n'est pas seule (malgré la petite voix serinant qu'un seul être vous manque et tout est dépeuplé), Elle est entourée. Des mains tendues, des perches avancées, des branches proposées. Elle en est touchée, il n'y a pas à discuter, mais il y a toujours un "mais" ...
Accepter l'aide d'autrui. Accepter de recevoir, alors même qu'Elle aura l'impression de ne rien donner. Et en revenir toujours à ce sentiment de culpabilité. Méritante de ces témoignages, Elle est loin d'en être persuadée ... alors Elle irait même jusqu'à fermer les portes aux gestes d'amitié.
Accentuer le vide, renforcer la souffrance, pour se faire pardonner des fautes qu'Elle s'est mise en tête d'avoir perpétrées.
Un cercle de A à Z pollué par le vice, un serpent qui se mord la queue jusqu'à en saigner, l'impasse d'un labyrinthe même pas éclairé.
Ce qui la rend vivante, c'est de donner, jusqu'à en être dépossédée. L'idée d'une chaîne recevoir pour redonner ne lui paraît pas délirante, mais là où le bât blesse c'est lors de la phase de rétention. Afin de redistribuer, il aura fallu absorber, se remplir ; voilà où ça fait mal. Illusion que ni le corps, ni l'âme n'ont besoin de carburants pour briller.
Barbabulle dans sa bulle toute paumée ...