Cry baby

Des choses, dont pour survivre, je m'étais persuadée qu'elles n'étaient pas si graves remontent à la surface ... Ou lorsqu'il faut fouiller le passé pour tenter d'habiller un présent, et un hypothétique futur, si affinités.
Seulement cette chose du passé, je l'ai ensevelie, je l'ai baillonnée, j'ai déposé dessus des voiles et des voiles et des voiles qui finissent par peser les trois tonnes d'empois d'un cri déchirant de souffrance étouffé.
Et je suis seule, parce que cette souffrance-là est dévastatrice. Je suis seule à porter les traces d'un crime. Je suis seule à tenter de me dépatouiller. Et dire, enfin essayer de dire, c'est comme revivre, la peur au ventre intacte, c'est se retrouver à porter le masque de l'abomination.
Un tourbillon de violence, de haine. Un bouillonnement interne qui donne envie de me claquer la tête contre les murs, de prendre une lame et de trancher cette chair que j'exècre, de me faire hurler à la mort d'une souffrance physique qui supplanterait ce qui fait si mal au dedans.
Je suis seule, putain, et j'ai mal ...