Nulle part

Publié le par Barbabulle

 

"Avant est un mystère
Je ne me souviens plus
Avant ou hier
Je ne connais plus

L'heure ou bien le temps
Tout va en avant
Quant à mes arrières
Ils vont nulle part

A force d'essayer
D'aller dans le passé
J'ai trouvé le vide
Connu l'invisible

Touché le néant
Il n'y a plus d'avant
Rendez vous derrière
Ou bien nulle part

Encore une journée passée à laisser passer le vide
Encore des années échouées sur des polaroids
Encore des bouts de papier où j'ai marqué mon nom
Encore la rage à mes pieds d'oublier mon prénom

Ailleurs ou quelque part
Je n'aurai jamais vu
La même chose qu'hier
Je ne me souviens plus

J'ai tout oublié
Tout m'a dépassé
Quant à mes pensées
Elles sont nulle part

Elles sont nulle part"

(La Grande Sophie)

~~~~~~~~~~~~


C'est là, dans mes entrailles, ce quelquechose, cette béance, ce trou que je ne parviens pas à combler. Parfois, je décortique ; parfois, je me mure. J'ai certes levé certains verrous, mais la Vie qui coule dans mes veines est chargée en acide sulfurique. Je m'auto-empoisonne, et en fin de compte je refuse toute forme d'immunisation.

 

Je me rends à l'évidence de mon inaptitude à saisir les instants au vol, les petits riens qui devraient former un grand tout. Mon filet à papillons magique, il est percé et je laisse filer ... C'est pourtant joli les papillons lorsqu'ils sont à même de virevolter.
Le seul bonheur qui ne me soit pas douloureux à gérer et à m'autoriser, c'est celui que je devine dans les yeux des autres. Des autres que j'aime, de ces autres pour qui je serais prête à me plier en quatre pour une étincelle.
Une Vie par procuration ? Parce que je ne me résouds pas à me mettre au centre de ma Vie, parce que ça n'en vaut pas la peine ... hors de mort.

 

Toujours cette forme, un vide au coeur et à l'âme, en écho retentissant et assourdissant.

 

Il est difficile de s'entendre dire que l'on est forte : parce qu'on a cru qu'après avoir traversé ce que j'ai traversé, j'allais sortir victorieuse ... Non, je ne suis plus forte, je n'ai plus trop la force d'être forte, je m'en remets à ...

 

A ce point de ma prise en charge, je me rends compte que "grâce" à ça, je m'anesthésie. Parce que certains maux de l'âme sont insupportables et que les affronter requiert trop d'énergie, je "préfère" maltraiter mon corps et le livrer à l'anorexie. Aucune souffrance que j'inflige à mon corps n'équivaudra jamais les plaies sanguinolantes de ma tête. Je déplace les problèmes, je translationne avec des vecteurs connus de moi seule pour répondre à ma folie propre. J'en arrive à me trouver forte de ces batailles que je mène contre moi. Je suis pathétique, vide et je creuse encore plus.

 

Je suis morte il y a de cela quelques années et je n'arrive pas à renaître. Plus le temps passe, plus le tas de cendres d'un phénix qui ne viendra plus se dissipe aux quatre vents. Aux vents mauvais ...


Le mal n'est pas de vivre, mais de savoir qu'on vit. Le mal est de connaître et de vouloir.
(Anatole France)

   

 

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Publié dans ~Je~

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(
dans tes mains l'une et l'autre, tend, retend et subterfuge ou pas ta peau n'est plus moite, elle est devenue électrique, pâleur indécelable de la folie, un nid doux, une éraflure ou le temps songeur qui submerge, entre deux rives tu t'alites, entre deux rives s'époumone l'envie blafarde et haineuse comme d'une joue tendue les doigts de la colère fustigeante imprimés.
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A
Je t'embrasse. Fort. Silence réciproque. Mais pensées. Espère te lire bientôt de nouveau. Biz
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L
hep ???T'es où ????
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M
kikou ma barbabulle! Je pars pour trois semaines, mais avant de partir, je voulais te dire que je pense à toi malgré la distance, le virtuel, etc.....Je t'embrasse fort... Prends bien soin de toi surtout et ne baisse pas les bras, car autour de toi, même si tu ne t'en rends pas forcément compte dans ta bulle, des gens t'aiment et ne veulent que ton bonheur.......
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S
Tant de tristesse. Tant de blessures que j'aimerais panser. Mais je suis lon et je ne peux t'envoyer que mes pensées. Tu crois être définitivement morte, mais moi je crois qu'il s'agit plutôt d'une hibernation. Longue certes, mais tu vas revivre, renaître et laisser derrière toi cette putain de douleur. <br /> J'espère te lire bientôt. Je t'embrasse douce bulle.
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