La mesure de l'Amour ...

Sûrement qu'Elle a eu de la chance de sentir la force de l'Amour avec un grand A : celui qui fait des papillons dans le ventre, celui qui fait les sourires béats pour un rien, celui qui fait rêver et pas seulement la nuit, celui qui donne un sens à une existence blackboulée ...
C'est ainsi qu'Elle l'aime Lui, qu'Elle a envie pour Lui de ce que le plus beau, le plus pur, le plus merveilleux ne soient pas encore à sa mesure. Gravir des montagnes, décrocher la lune et les étoiles, tout faire pour Lui, pour être à Lui.
Sûrement pas donné à tout le monde l'intensité d'un tel sentiment, et Elle l'a en Elle pour Lui, pour la vie, celle d'hier quand ils étaient deux et celle à venir où Elle est seule car personne ne pourra lui interdire de l'aimer, ni lui enjoindre d'arrêter.
Affolant, effrayant ? Faire perdre pied, à celle qu'Elle est, celle qui donne et qui ressent, et celui qu'Il est, celui qui ne veut plus recevoir et être aimé. Et la question de la mesure : peut-on trop aimer ? (peut-on soi-même ne pas s'aimer assez ?)
Ne gardez que cela d'Elle, le reste est à balancer au vide-ordures : Elle l'a aimé (et l'aime) du mieux qu'Elle le pouvait ; vouloir n'est pas suffire : vie cruelle, Amour intact.
En épitaphe pour Barbabulle : "Une femme qui aime un homme, Elle qui aime Lui pour toutes les vies ; rien d'autre à donner que son coeur, battements d'ailes - battements de coeur, c'est pareil ; plaide coupable d'avoir trop aimé".
"J'ai beau chercher
D'autres à rêver
Je ne veux qu'il
Je ne veux qu'il
Et même si
Nos raisons nous séparent
Même si l'on vit cet amour comme un art
Même si parfois on fait semblant d'y croire
Autant le vivre même un peu
Et même si
On garde nos manteaux
Même si la fin arrive un peu trop tôt
J'aurais vécu d'avoir voulu ta peau
On aura aimé pour de beau"
(Marc Lavoine)