Kesako ?

La conscience est bien plus que l'écharde, elle est le poignard dans la chair (Cioran)

Paroles (sans musique)

Dimanche 22 janvier 2006

Un signe, une larme,
Un mot, une arme,
Nettoyer les étoiles à l'alcool de mon âme

Un vide, un mal
Des roses qui se fanent
Quelqu'un qui prend la place de
Quelqu'un d'autre

Un ange frappe a ma porte
Est-ce que je le laisse entrer
Ce n'est pas toujours ma faute
Si les choses sont cassées
Le diable frappe à ma porte
Il demande à me parler
Il y a en moi toujours l'autre
Attirée par le danger

Un filtre, une faille,
L'amour, une paille,
Je me noie dans un verre d'eau
J'me sens mal dans ma peau

Je ris, je cache le vrai derrière un masque,
Le soleil ne va jamais se lever.

Un ange frappe a ma porte
Est-ce que je le laisse entrer
Ce n'est pas toujours ma faute
Si les choses sont cassées
Le diable frappe à ma porte
Il demande à me parler
Il y a en moi toujours l'autre
Attirée par le danger

Je ne suis pas si forte que ça
Et la nuit je ne dors pas,
Tous ces rêves ça me met mal,
Un enfant frappe à ma porte
Il laisse entrer la lumière,
Il a mes yeux et mon coeur,
Et derrière lui c'est l'enfer

(Natasha St Pier)

Par Barbabulle
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Mercredi 8 février 2006

 

Tu ne te souviendras pas
De cette nuit où l'on s'aimait,
Toutes les nuits, cahin-caha,
S'effeuillent au calendrier

Tu ne te souviendras pas
De mon visage, de mon nom,
Les marionnettes d'ici-bas
Font trois petits tours et puis s'en vont

Tu ne te souviendras pas
Du vent, des algues, de cette plage,
De ce silence, de notre émoi
Quand se sont mêlés nos visages

Tu ne te souviendras pas,
Nous étions là, émerveillés,
J'ai glissé un peu contre toi,
Contre toi, tu m'a entraînée

Tu ne te souviendras pas,
De nos corps couchés sur le sol,
Les corps s'enfoncent comme les pas
Dans le sable où le vent les vole

Tu ne te souviendras pas
Doucement, la nuit s'est penchée
Traînant dans son manteau de soie
Des morceaux de ciel étoilé

L'amour nous menait en voyage
Longtemps, nous avons navigué
La mer se cognait au rivage
Dans tes yeux, je me suis noyée

L'amour nous menait en voyage
On s'est aimés, on s'est aimés
Qu'il fut merveilleux, le naufrage
Quand, dans tes bras, j'ai chaviré

Passent les jours, file le temps,
S'égrènent les calendriers,
Brûle l'été, soufflent les vents,
Moi, je ne peux rien oublier

J'attends sur la plage déserte
Et je vis le creux du passé
Je laisse ma porte entrouverte
Reviens, nous pourrons la fermer

Tu ne te souviendras pas
De cette nuit où l'on s'aimait,
Toutes les nuits cahin-caha,
S'effeuillent au calendrier.

(Barbara)

Par Barbabulle
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Jeudi 9 février 2006

 

Mon sombre amour d'orange amère
Ma chanson d'écluse et de vent
Mon quartier d'ombre où vient rêvant
Mourir la mer

Mon beau mois d'août dont le ciel pleut
Des étoiles sur les monts calmes
Ma songerie aux murs de palme
Où l'air est bleu

Mes bras d'or, mes faibles merveilles
Renaissent ma soif et ma faim
Collier, collier, des soirs sans fin,
Où le coeur veille

Est-ce qu'on sait ce qui se passe
C'est peut-être bien ce tantôt
Que l'on jettera la manteau
Dessus ma face

Coupez ma gorge et les pivoines
Vite, apportez mon vin, mon sang,
Pour lui plaire comme en passant
Font les avoines

Il me reste si peu de temps
Pour aller au bout de moi-même
Et pour crier Dieu que je t'aime
Je t'aime tant, je t'aime tant.

(Léo Ferré)


 

 

Par Barbabulle
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Vendredi 10 février 2006

 

 

Tu serrais un bâton
Et je ne l'avais pas vu
Moi, je rêvais sur l'herbe,
Une fois de plus.
Tu as choisi l'instant
Où je t'aimais le plus
Tu étais dans mes rêves,
Tu étais dans ma vie,
Tu étais dans mes fièvres,
Tu dormais dans mon lit.

Si tu frappes à la tête,
Tu écraseras le coeur,
C'était le bon conseil,
Tu n'as pas fait d'erreur,
Et ils te l'ont donné,
Et tu les as suivis.
Si on frappe à la tête,
Le coeur craque aussi.

Le bâton s'est levé,
Je n'ai rien vu de plus,
Peut être ton visage
Par tout l'effort tendu
Et ma tête a roulé,
Là-bas, dans les rues,
Dans des entailles boueuses,
Sur un gazon fichu,
Parmi les étoiles grises
Des pierres et des foetus.

Dans une nuit de gare,
Sans attente et sans but,
Ma tête roule, roule,
Dans un amas confus.
Quand on frappe à la tête,
Le coeur craque aussi.

(Etienne Roda-Gil)

Par Barbabulle
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Samedi 11 février 2006

 

 

Si un jour tu veux revenir
Sans mots, sans pleurs, sans même sourire,
Négligemment et sans te retenir,
Sans farder du passé tout l'avenir...
Le soir quand je te vois sourire
Sur cette photo qui ne veut rien dire
Sous ta vieille lampe qui tremble et chavire
Tu viens grimacer dans mes souvenirs

Maintenant, comme avant,
Doucement, sans pâlir, sans mentir, sans souffrir...
Aujourd'hui je te dis :
Souffrir par toi n'est pas souffrir,
C'est comme mourir ou bien faire rire
C'est s'éloigner du monde des vivants
Dans la forêt, voir l'arbre mort seulement...
Comme un jour tu viendras sûrement
Dans ce salon qui perd son temps,
Ne parlons plus jamais de nos déserts...
Et si tu restes, je mets le couvert

Maintenant, comme avant,
Doucement, sans pâlir, sans mentir, sans souffrir,
Aujourd'hui je te dis :
Tous les voyages ne veulent rien dire
Je sais des choses qui te feraient rire
Moi qui entassais des souvenirs par paresse
Ce sont tes vieux chandails que je caresse
Maintenant, comme avant, doucement,
Restons-en au présent pour la vie,
Aujourd'hui reste ici.

(Etienne Roda-Gil)

Par Barbabulle
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